15 janvier 2013

Mais comment est-ce possible ?...

... qu'une trentenaire, pas trop moche, pas trop stupide, un minimum cultivée et autonome, puisse être seule ?

 

Voilà la question à 1 million d'euros qui ne me manque jamais d'être posée : "Comment ça se fait qu'une fille comme toi, soit célibataire ?"... Généralement je réponds par une généralité des plus banales et affligeantes en prétextant que je préfère être seule, plutôt que mal accompagnée, ou que si chaque pot a son convercle, le mien s'est probablement égaré dans la nature.

Mais le problème que soulève cette sempiternelle question est bien plus vaste... Car il sous-entend entre autre, que lorsqu'on est une fille célibataire, on a forcément l'embarras du choix parmi pléthore de prétendants, que si on n'est pas capable de se trouver/garder un mec, c'est qu'il doit sûrement y avoir un vice caché quelque part (hystérie, psychose, TOC, ou autre problème relevant de la psychiatrie...) et que plus largement, on ne correspond pas aux cadres bien-pensants de la société, en ne rentrant pas dans ses "normes bien pensées". 

mouton noir

 

Car c'est un fait avéré et bien connu : l'humain aime ce qui fonctionne par 2 ou plus et surtout, il déteste le vide.

Par tous les moyens, il cherche à combler le néant, le silence et tout ce qui lui semble vacant (par des objets, des boissons, de la nourriture, des pensées, du bruit, des gens, des emmerdements, des divertissements...) et c'est donc à croire que pour le commun des mortel, le célibat est une sorte de vide vertigineux ne demandant qu'à être rempli. Mais si vide il y a, il est bien souvent "en dedans de nous" et c'est à nous-mêmes de devoir l'assouvir. Il est certes légitime de souffrir de manque d'amour, d'affection ou de sexe (et ça n'arrive pas qu'aux célibataires !), mais est-il bien raisonnable de penser qu'un individu puisse être doté du pouvoir de nous "compléter" et combler tous nos vides intérieurs ? Ne serait-il pas plus judicieux de tenter d'oeuvrer à son propre bien-être personnel, plutôt que de courir le gueux dans l'espoir que ce dernier répare toutes nos cassures et colmate nos propres brèches ?... 

Le monde dans lequel on vit nous bourre le mou depuis des siècles en nous faisant croire que pour être "heureux",  il faille avoir un(e) partenaire et fonder une famille et que sinon, point de salut. Mais si "salut" il doit y avoir, doit-on pour autant en payer le prix fort au point d'y laisser des plumes et sa santé mentale ? Doit on se contenter de vivre une histoire plan-plan avec  le premier clampin qui a bien voulu de nous, alors qu'on n'est pas spécialement N'amoureux et qu'objectivement, force est de constater que le clampin en question ne nous correspond pas ? Et est-ce vraiment sain de rester avec quelqu'un qui nous pourrit insidieusement la vie sous prétexte qu'il nous aime* et réciproquement, juste pour échapper à la solitude inhérente au célibat ?...

mariage

Franchement, je ne crois pas et j'ai surtout tendance à penser que c'est au contraire, une marque de faiblesse et plus particulièrement un manque cruel de respect envers soi-même (et l'autre), que de s'engluer dans un tel marasme... même si ça ferait bien plaisir à Tatie Ginette de nous voir enfin (!) casée.

 

Pour en revenir au fait que je ne semble pas capable de me dégotter un Jules et encore moins, de le garder (sans faire gaffe, j'ai répondu à cette dernière notion dans ma phrase précedente !), c'est qu'en avançant doucement dans l'âge, j'ai juste tendance à devenir un peu plus exigeante** que je ne l'étais à 20 ou 25 ans... et que vraiment, je ne vois pas en quoi c'est mâââle !!! 

 

 

(* c'est fou comme le fait "d'aimer" peut faire croire à certains que tout leur est permis, mais j'aurais l'occasion de revenir sur sujet une autre fois)

(** ces fameuses "exigeances" feront l'objet d'une prochaine note, je ne vais pas t'assommer plus que nécessaire aujourd'hui !)

Posté par LadyParapluie à 19:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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